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Les Belges épargnent moins, mais se tournent de plus en plus vers la bourse

Actualités - Vie - 09/09/2026
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Auteur(s) 
Luc Sanders


Les Belges ont en grande partie perdu leur réputation de « super-épargnants ». Aujourd’hui, les ménages belges mettent de côté une part moins importante de leur revenu que la moyenne de la zone euro. Parallèlement, une évolution notable se dessine : une part croissante de leur épargne prend le chemin des fonds d’investissement et des autres placements de marché. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude d’ING Belgique.

En 2025, les ménages belges ont épargné 12,8 % de leur revenu disponible, contre 14,7 % en moyenne dans la zone euro. Une grande partie de cette épargne est en outre consacrée à l’immobilier. Par conséquent, environ 4 % seulement du revenu disponible sert encore à acquérir des actifs financiers, contre 6 % dans la zone euro.

Les ménages belges disposent néanmoins toujours d’un patrimoine considérable. En 2025, leur patrimoine financier net atteignait en moyenne quelques 257 000 EUR par ménage, contre 166 000 EUR dans la zone euro. Seul le Luxembourg affiche un niveau moyen plus élevé. Selon ING, cette position favorable s’explique principalement par le taux d’épargne élevé enregistré en Belgique au cours des décennies précédentes.

La manière dont les Belges placent leur argent est toutefois en train de changer. Entre 2015 et 2024, les nouveaux flux d’épargne financière dirigés vers les dépôts bancaires étaient encore près de deux fois plus importants que ceux consacrés aux placements de marché. Depuis 2025, le rapport s’est inversé. Les ménages belges versent désormais en moyenne 5,6 milliards d’euros par trimestre dans les fonds d’investissement, contre 3,5 milliards dans les dépôts. Les ETF gagnent eux aussi en importance.

Selon l’ING Consumer Survey, 43 % des Belges investissent déjà dans des actions, des obligations, des fonds ou des ETF. Parmi ceux qui n’investissent pas encore, 24 % se disent disposés à le faire à l’avenir. Le potentiel est particulièrement important chez les jeunes. Le manque de connaissances financières constitue toutefois un obstacle plus important que l’aversion au risque. La complexité et l’incertitude liées à la fiscalité freinent également les investisseurs potentiels.

ING a également calculé ce qu’une exposition plus importante aux marchés financiers aurait pu rapporter par le passé. Si, depuis 1996, les ménages belges avaient investi un quart de leurs nouveaux dépôts dans les fonds qu’ils détiennent effectivement, leur patrimoine financier aurait été supérieur de 83,3 milliards d’euros à la fin de 2025. Cette simulation ne suppose donc pas de réaffecter l’épargne déjà accumulée, mais uniquement de donner une autre destination à une partie des nouveaux dépôts.

L’étude met ainsi en évidence une évolution plus large du comportement financier des ménages belges : même s’ils épargnent moins qu’autrefois, l’argent qu’ils mettent de côté semble de plus en plus s’orienter vers des placements offrant un potentiel de rendement plus élevé – mais qui comportent également davantage de risques.

En savoir plus : Economic Research ING Belgium : Belgen zijn niet langer « superspaarders », maar hun spaargeld vindt steeds meer de weg naar de financiële markten.

Source : ING