Febelfin : en Belgique, les victimes ont plus de mal à parler d’une fraude en ligne que d’un cambriolage – et c’est préoccupant !
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- 29/04/2026
Une nouvelle enquête de Febelfin indique que c’est principalement la honte qui continue de retenir les victimes de fraude en ligne d’en parler. Les jeunes, en particulier, préfèrent garder le silence sur leur mésaventure, alors qu’en la révélant, ils pourraient protéger les autres. Aussi, avec sa nouvelle campagne de sensibilisation « Fraude en ligne : brisez le silence, partagez votre expérience », Febelfin souhaite-t-elle briser ce tabou.
La fraude en ligne reste trop souvent un sujet tabou
La fraude en ligne touche jeunes et moins jeunes, mais il semble qu’en parler soit tout sauf évident. 64 % des Belges auraient honte d’avoir été victimes de fraude en ligne, contre seulement 20 % en cas de cambriolage. Cette différence se traduit aussi dans les réactions : seuls 36 % seraient prêts à partager une expérience de fraude en ligne avec un cercle plus large, mais ils seraient 60 % à être disposés à le faire en cas de cambriolage.
« Face à la fraude en ligne, les gens éprouvent une sorte de gêne : ce sentiment entretient le silence. Or, c’est précisément ce silence qui rend les autres plus vulnérables. Il est important de briser ce tabou, car en en parlant, on contribue justement à alerter les autres sur la fraud », dit Karel Baert, CEO de Febelfin.
Les plus discrets, ce sont les jeunes
L’enquête révèle également un fossé générationnel inquiétant. Les jeunes (16-30 ans) éprouvent davantage de honte, perçoivent plus souvent un tabou et sont plus réticents à parler de leurs problèmes. De manière surprenante, ils sont plus nombreux à penser que la fraude en ligne ne passera pas par eux (27 % contre 14 % chez les autres (31-79). C’est précisément cette combinaison qui les rend particulièrement vulnérables : ceux qui sous-estiment le risque et gardent le silence n’alertent pas non plus les autres.
Pourquoi parler permet d’aider
L’étude montre également qu’il existe un soutien notable en faveur d’une libération de la parole sur le sujet. Entre 78 % et 84 % des Belges sont convaincus que signaler les faits et partager ses expériences renforce l’autonomisation. Briser le silence aide à repérer plus rapidement les tentatives de fraude, à poser des choix plus avisés en ligne et à faire face aux risques avec plus d’assurance.
« Le défi est donc double. Nous devons renverser le tabou et impliquer les gens plus étroitement. La volonté d’écouter et d’apprendre est bien présente. Il suffit juste d’abaisser le seuil pour oser s’exprimer », explique Karel Baert, CEO de Febelfin.
Apprendre de la nature et alerter en faisant du bruit
Pour lancer cette discussion, Febelfin déploie une campagne sur les réseaux sociaux et sous forme de message d’utilité publique. Au cœur de cette campagne, une idée simple mais puissante inspirée de la nature : lorsqu’un oiseau perçoit un danger, il fait du bruit pour avertir le reste du groupe.
Dans les vidéos de la campagne, Febelfin transpose ce phénomène dans notre monde numérique. Le message est clair : se taire ou lancer l’alarme ? Partager son histoire permet d’alerter et de protéger les autres.
Avec Shauna Dewit
La campagne s’appuie sur de courtes vidéos accessibles mettant en scène Shauna Dewit, qui, avec son style caractéristique, brise le tabou entourant la fraude en ligne et invite les gens à partager leur expérience. Et ce, via des évocations très reconnaissables pour beaucoup.
Source :
Febelfin