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Le 5e Baromètre de la Mobilité d’Europ Assistance Belgique

Actualités - Auto - 07/05/2026
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Auteur(s) 
Luc Sanders


Chaque année, les comportements des Belges en matière de mobilité évoluent sous l’effet des tendances économiques, des innovations technologiques et des mesures adoptées par les pouvoirs publics. Depuis le lancement de son premier « Baromètre de la mobilité » en mars 2022, Europ Assistance s’est fixé pour mission de mesurer la perception des Belges face à la mobilité durable et leur disposition à adopter des modes de transport alternatifs.

L’édition 2026 analyse non seulement la vision globale de la population, mais aussi les différences entre les habitants des zones urbaines et non urbaines, ainsi qu’entre les générations.

Quelques pourcentages du Baromètre Mobilité 2026

  • 40  % des Belges sont plutôt réfractaires aux décisions politiques prises au sujet de la mobilité alternative.
  • 21  % pensent que le passage à une mobilité 100 % électrique ne se fera pas d’ici 2040.
  • 23  % des Belges ont moins utilisé leur voiture en 2025 pour des raisons financières.
  • 62  % déclarent que leur prochaine voiture ne sera pas électrique.
  • 74  % des Belges n’achèteraient pas de voiture électrique d’occasion.
  • 43  % remarquent que le nombre de points de charge publics a augmenté en Belgique, 32  % trouvent que leur nombre reste malgré tout insuffisant.
  • 53  % des Belges trouvent que les aménagements des routes sont souvent inadéquats voire dangereux pour les usagers de la mobilité douce.
  • 40  % estiment que la mobilité dans les villes va se détériorer ces prochaines années.

La transition vers la voiture électrique

Le passage à une mobilité 100   % électrique : 19 % des Belges estiment que le passage à une mobilité électrique ne se fera pas avant 2035 pour les véhicules neufs. Les autres personnes interrogées s’attendent à ce que cette transition se fasse bien plus tard (2040 : 21 %/2045 : 12 %/2050 : 15 %/« jamais » : 22 %). Les jeunes sont significativement les plus optimistes.

La décision de l’Union européenne de renoncer à la transition 100 % électrique pour les constructeurs en 2035 est accueillie favorablement par 54 % des Belges. 25 % regrette cette décision.

La prochaine voiture des Belges : La prochaine voiture de 38 % des Belges sera 100 % électrique. La majorité continuera donc à se tourner vers le véhicule thermique ou hybride lors de leur prochain achat (62 %). A noter que les néerlandophones sont davantage enclins à faire cette transition (42 % v. 33 % des francophones).

Autre particularité : 87 % de ceux qui roulent actuellement avec un véhicule 100 % électrique comptent continuer à utiliser ce type de véhicule, 70 % des conducteurs d’hybrides rechargeables sont prêts à faire la transition mais 71 % des conducteurs de véhicules thermiques se déclarent non intéressés par un prochain véhicule électrique !

La dépendance du Belge à sa voiture reste grande : 75 % de la population qui dispose d’une voiture affirme ne pas pouvoir s’en passer. Et 54 % n’envisagent pas (encore) effectuer un long déplacement (comme pour les vacances) en véhicule électrique.

L’achat d’une voiture électrique : Les obstacles et les incitants

L’obstacle financier : Le principal frein pour effectuer la transition vers un véhicule électrique est financier. Ainsi, 60 % des Belges estiment que les pouvoirs publics ne font pas assez pour leur donner un coup de main financier. 45 % désireraient une aide financière à l’achat, 25 % une réduction de la taxe de mise en circulation et 23 % une réduction fiscale à l’achat. A savoir que hormis le prix d’achat considéré comme important, d’autres dépenses comme l’installation d’une borne de recharge ou de l’aménagement du domicile représenteraient un coût non négligeable pour 71 % des acquéreurs potentiels de ce type de véhicule.

Les points de recharge : Un autre critère déterminant est la présence de bornes de recharge. La population constate avec satisfaction que le nombre de bornes a augmenté depuis l’année dernière (43 %), toutefois 32 % constatent une amélioration insuffisante. Les réactions positives à ce sujet proviennent majoritairement de Flandre où 50 % de la population constate et apprécie l’augmentation des bornes (v. 33 % des francophones). Cette même évolution positive est observée à l’étranger.

Le véhicule électrique d’occasion : A la question « Achèteriez-vous une voiture électrique d’occasion ? », 74 % des Belges disent « non ». 47 % ne veulent carrément pas de ce type de véhicule, 46 % d’entre eux se méfient de l’état de la batterie, 19 % n’ont pas de budget suffisant et 16 % n’achètent jamais d’occasion.

Les 26 % des Belges qui répondent « oui » le font pour des raisons de budget (85 %), 26 % par habitude d’acheter d’occasion et 22 % par confiance en leur garagiste/concessionnaire.

L’évolution de la mobilité en ville

Quelques enseignements de l’enquête :

La moitié des Belges interrogés (52 %) trouvent que la mobilité douce s’est améliorée dans les villes ces dernières années. 35 % sont d’un avis contraire. Ceux qui notent une amélioration l’attribuent à l’aménagement de la voie publique (51 %), à la conscientisation des automobilistes (44 %), à une plus grande répression des contrevenants (21 %) et à des moyens de transport plus sûrs (20 %).

Toutefois, la sécurité en ville reste un point sensible qui mérite beaucoup d’attention de la part des décideurs :

  • 25 % des personnes ne se sentent pas en sécurité en ville lors de leurs déplacements en mobilité douce.
  • 37 % affirment devoir constamment faire attention aux comportements des automobilistes.
  • Seulement 11 % ont un véritable sentiment de sécurité.
  • 52 % des usagers prétendent que l’aménagement actuel des routes en villes ne permet pas aux utilisateurs de la mobilité douce d’y circuler en toute sécurité et 53 % déclarent que les aménagements effectués sont inadéquats ou même dangereux pour les utilisateurs de mobilité douce.
  • Si 54 % des répondants ont le sentiment que les utilisateurs de la mobilité douce ne respectent pas toujours les autres usagers, 44 % des répondants estiment que les automobilistes ne respectent pas suffisamment les usagers de la mobilité douce.

Quant aux automobilistes qui circulent en ville, ils éprouvent comme plus grands obstacles à leurs déplacements le manque d’emplacement de parking (59 %), les embouteillages (38 %), de devoir circuler dans des zones à (fortes) limitations de vitesse (19 %) ou de devoir se soumettre à des trajectoires imposées (18 %). En tout, 40 % des personnes interrogées estiment que la mobilité va se détériorer dans les villes ces prochaines années.

En savoir plus : Le 5e Baromètre de la Mobilité d’Europ Assistance Belgique - Europ Assistance.

Source : Europ Assistance