Les chiffres révèlent une vulnérabilité financière croissante : « L’éducation financière n’est plus un luxe »
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- Non-Vie
- 14/05/2026
Les connaissances financières des Belges et des Européens restent insuffisantes, alors que les préoccupations financières pèsent de plus en plus lourdement sur la vie quotidienne et le monde du travail. C’est ce qui ressort des chiffres relayés par le courtier en assurances Vanbreda, sur la base notamment des données de l’Eurobaromètre et de plusieurs études internationales. Selon Vanbreda, l’éducation financière n’est plus simplement une compétence utile, mais une véritable nécessité sociétale.
Les chiffres sont parlants. Au sein de l’Union européenne, seuls 26 % des citoyens obtiennent un score élevé en matière de connaissances financières de base. En Belgique, 26 % des répondants affichent même un score très faible, ce qui signifie qu’ils ne répondent correctement qu’à une seule question, voire à aucune, concernant des notions essentielles comme l’épargne, les emprunts ou l’inflation.
Ce manque de connaissances se traduit directement par une insécurité financière croissante. Ainsi, 38 % des Belges déclarent s’inquiéter souvent, voire constamment, de leur situation financière. Pour 64 % d’entre eux, une dépense imprévue de 1000 EUR représenterait immédiatement une crise financière majeure. En parallèle, 31 % des Belges épargnent moins de 100 EUR par mois, ce qui met en lumière la fragilité financière d’un grand nombre de ménages.
Selon Vanbreda, cette vulnérabilité intervient dans un contexte où les décisions financières deviennent toujours plus complexes. Les citoyens vivent plus longtemps, doivent assumer davantage de responsabilités dans la constitution de leur pension et évoluent dans un environnement marqué par l’inflation, les services financiers numériques et la multiplication des produits financiers. L’éducation financière ne relève donc plus uniquement de la théorie, mais aussi de compétences concrètes telles que la gestion budgétaire, les assurances, les crédits et la planification de la pension.
Les employeurs ressentent également de plus en plus les conséquences de cette insécurité financière. D’après les études citées, 21,3 % des travailleurs belges rencontrent des difficultés financières. Une PME sur dix constate par ailleurs une baisse de la productivité liée au stress financier des collaborateurs. Près de 40 % des travailleurs européens présentent un risque accru de troubles de santé mentale en raison de l’insécurité financière.
L’OCDE souligne dès lors que l’éducation financière sur le lieu de travail peut constituer un levier important pour les entreprises. Les travailleurs qui maîtrisent mieux leur situation financière ressentent moins de stress et davantage de contrôle sur leur avenir. Selon l’organisation, cela se traduit notamment par une productivité accrue, une motivation plus forte, une plus grande satisfaction et une fidélité renforcée des collaborateurs.
Vanbreda estime dès lors que les employeurs ont un rôle actif à jouer, notamment via des formations sur la gestion budgétaire, la pension et les avantages extralégaux. Lorsque les travailleurs comprennent mieux les possibilités financières qui s’offrent à eux, leur confiance augmente, tout comme leur appréciation du package salarial.
Le constat dressé par les chiffres est clair : l’éducation financière est aujourd’hui devenue une compétence essentielle pour renforcer la résilience financière, tant dans la sphère privée que dans le monde professionnel.
En savoir plus : Standard Eurobarometer 105 - Spring 2026 - mei 2026 - - Eurobarometer survey et Vanbreda | L’éducation financière est-elle réellement si importante…