Touring : près de 38 conducteurs par jour contrôlés positifs aux drogues
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- Non-Vie
- 19/10/2026
En Belgique, la détection de la consommation de drogues au volant repose sur une check-list et un test salivaire. Depuis 2024, la police peut également utiliser un appareil de détection capable de repérer très rapidement des traces de consommation de stupéfiants. Ce n’est que lorsque cet appareil donne une indication positive qu’un test salivaire est réalisé.
Depuis plusieurs années, la détection de drogues ne nécessite par ailleurs plus de prise de sang. Auparavant, la présence d’un médecin était nécessaire, ce qui faisait perdre beaucoup de temps et limitait fortement le nombre de contrôles. Grâce à ces nouveaux dispositifs de détection, les contrôles peuvent donc être effectués plus rapidement et en plus grand nombre.
Les services de police contrôlent notamment la consommation de cannabis, d’amphétamines (« speed »), d’ecstasy, d’héroïne et de cocaïne.
L’organisation de mobilité Touring constate que le nombre d’infractions a de nouveau augmenté en 2025. En 2024, 13 359 constatations avaient été enregistrées, contre 13 755 en 2025, soit près de 38 cas par jour.
Pour Touring, drogues et conduite sont tout aussi incompatibles que l’alcool et la conduite et augmentent considérablement le risque d’accident corporel. Face à ce phénomène de société en progression, Touring plaide pour davantage de contrôles, mais aussi pour des campagnes d’information et de sensibilisation.
Touring constate une différence marquée entre l’alcool et les drogues au volant : « Alors que l’alcool au volant concerne davantage des conducteurs plus âgés, nous observons l’inverse en matière de drogues. Plus de 30 % des infractions concernent les 20-24 ans, suivis par les 25-29 ans qui représentent 25 % des cas. Contrairement à l’alcool au volant, ce sont donc surtout les jeunes conducteurs qui sont contrôlés positifs aux drogues. Par ailleurs, 94 % des personnes contrôlées positives sont des hommes et 25 % des constatations ont lieu durant une nuit de week-end. Le danger lié à la consommation de drogues au volant ressort également des études consacrées au niveau de risque. Dans le cas de l’alcool, le risque dépend principalement de la quantité présente dans le sang. Pour les drogues, il dépend notamment de la substance consommée. Ainsi, la consommation d’amphétamines peut, par exemple, présenter un risque plus élevé que celle de cocaïne. La combinaison alcool-drogues augmente évidemment de manière extrême le risque d’être grièvement blessé ou tué dans un accident de la route. »
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